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Football-Le Sénégal frustre le Maroc et remporte sa deuxième CAN au terme d'un scénario rocambolesque
information fournie par Reuters 18/01/2026 à 23:34

(Actualisé avec détails, déclarations)

par Mark Gleeson

Le Sénégal a remporté dimanche sa deuxième Coupe d'Afrique des nations (CAN) en battant en finale le Maroc (1-0), pays hôte de cette 35e édition, grâce à un but de Pape Gueye en prolongation et après que les Marocains ont manqué un penalty dans les dernières secondes du temps réglementaire.

Pape Gueye a offert la CAN à son équipe, quatre ans après la première, d'une magnifique frappe du pied gauche en pleine lucarne au début de la prolongation (94e).

Le Sénégal était encore miraculeusement en vie dans cette finale, la rencontre ayant failli basculer en toute fin du temps réglementaire quand l'arbitre a sifflé, après visionnage de l'assistance vidéo, un penalty en faveur du Maroc pour une faute d'El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz (90e+8).

Brahim Diaz a tenté sa chance lui-même mais a manqué sa tentative dans la 24e minute du temps additionnel, sa 'panenka' trop molle terminant dans les bras du gardien sénégalais Edouard Mendy.

L'attaquant du Real Madrid a dû patienter plus de 15 minutes pour tirer son penalty puisque qu'entretemps, les Lions de la Teranga avaient décidé de quitter la pelouse en guise de protestation contre la décision arbitrale, avant de revenir, incités par leur star Sadio Mané.

Quelques minutes auparavant, une première décision arbitrale avait agacé les Sénégalais, le but d'Ismaïla Sarr étant refusé en raison d'une faute préalable d'Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi (90e+2).

L'arbitre a sifflé la fin du temps réglementaire dans la foulée du penalty manqué et ainsi envoyé les deux équipes en prolongation.

Le sélectionneur marocain Walid Regragui, lui, a sorti Brahim Diaz du terrain, coupable d'avoir manqué la balle de match alors que le public du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat se voyait déjà fêter une deuxième CAN, 50 ans après la dernière.

"On est vraiment, vraiment déçu pour tout le public marocain", a déclaré Walid Regragui. "Quand vous avez un penalty à la dernière minute, vous voyez la victoire très proche. Mais à la fin, le football vous rattrape, c'est dommage."

"On félicite le Sénégal, même si c'est décevant l'image qu'on a montrée du football africain avec tout ce qu'il s'est passé au moment où on a sifflé", a-t-il ajouté. "On va continuer à travailler, le Maroc reviendra plus fort."

"ON N'A PAS TRICHÉ"

Les Lions de l'Atlas ont eu deux énormes occasions d'égaliser en prolongation mais Youssef En-Nesyri a placé sa tête à quelques centimètres du poteau (104e) et Nayef Aguerd a trouvé la barre transversale, lui aussi de la tête (108e).

"C'était un match très compliqué. On avait à coeur de gagner ici", a réagi l'homme du match Pape Gueye. "C'est un bon pays, ils ont des supporteurs incroyables mais on savait que ça allait être un match compliqué. On a tout donné, on n'a pas triché et aujourd'hui, le Sénégal est champion d'Afrique, donc on est très content."

Le Sénégal, qui jouait sa troisième finale en quatre éditions, avait mieux commencé la rencontre. Pape Gueye a eu la première grosse occasion d'une tête à bout portant repoussée par Yassine Bounou (5e), qui a également sorti du pied une frappe croisée d'Iliman Ndiaye (38e) et une autre, qui partait en lucarne, d'Ibrahim Mbaye (90e).

En prolongation, Cherif Ndiaye n'a pas réussi à mettre le but du break en faveur de sa sélection (111e).

Pour sa première finale de la CAN depuis 2004, le Maroc a également eu des opportunités dans le temps réglementaire, principalement en deuxième période. Ayoub El Kaabi a trop ouvert son pied sur un centre parfait de Bilal El Khannous (58e) puis Abdessamad Ezzalzouli, pourtant bien placé, n'a pas cadré sa frappe (63e).

Le Sénégal, privé pour la finale de Kalidou Koulibaly, d'Habib Diarra (suspendus) et de Krépin Diatta (malade), abordera avec confiance la Coupe du monde qu'il lancera face à l'équipe de France, le 16 juin à New York (États-Unis).

(Reportage de Mark Gleeson, version française Vincent Daheron)

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